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"Pourquoi faut-il diffuser le spiritisme ?" Par Léon Chevreuil

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siren30
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LionCheval
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MessageSujet: Re: "Pourquoi faut-il diffuser le spiritisme ?" Par Léon Chevreuil   Lun 2 Juin - 19:32

Re-coucou !

On ne le dira jamais assez !!!
Mais moi, ce que je trouve dommage c'est que la plupart des gens qui s'intéressent au spiritisme, le font pour des raisons personnelles (deuil d'un proche etc...). C'est sans doute pour ça, qu'ils se lancent dans l'aventure sans trop réfléchir.
En tous cas, avec ce genre de message (celui de M. Chevreuil), on se prend tpus un petit rappel à l'ordre en réalisant que le but du spiritisme c'est pas de rentrer coûte que coûte en contact avec les morts : c'est surtout d'apprendre un peu plus sur le but de la vie.

A bientôt
Siren
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VerseauSinge
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MessageSujet: "Pourquoi faut-il diffuser le spiritisme ?" Par Léon Chevreuil   Sam 31 Mai - 16:04

Bonjour,

Le texte ci-dessous est le second chapitre de l'ouvrage "Le spiritisme incompris" de Léon Chevreuil.

Bonne lecture !
Akbal



"POURQUOI IL FAUT PROPAGER LE SPIRITISME !



L’injure et le ridicule que nous avons subis
ne partent que de ceux qui n’ont eu ni le courage
ni la convenance de faire quelque recherche
avant d’attaquer ce qu’ils ignorent entièrement.

CROMWELL F. VARLEY
De la Société Royale de Londres.

Une science, jusqu’ici méprisée, s’avère comme une révélation certaine. Un fait, qui a derrière lui près d’un siècle de calomnies et d’injures, le fait spirite qu’on s’efforçait d’étouffer entre la science et la religion, parce qu’il se dressait comme une menace contre tous les dogmatismes, a résisté à 1’épreuve du temps. Maintenant le fait s’impose, il nous présage, à brève échéance, une révolution dans la science, une action bienfaisante dans l’ordre social, et serait fort capable d’infuser une vie nouvelle à la foi qui s’éteint.
Le respect que l’on doit à la science, un instant égarée dans l’erreur matérialiste, avait créé une sorte de culte idolâtrique dont s’accommodait l’indifférence de notre époque. La science avait parlé, le matérialisme triomphait et, pour la paresse intellectuelle des incrédules, le snobisme scientifique devait remplacer la foi. La jeunesse, toujours attachée à la parole du maître, acceptait sans méfiance le virus gratuit et obligatoire que lui inoculait l’enseignement d’état et une génération s’est élevée pour qui l’esprit de négation était un brevet de supériorité.
Il fallait que le spiritisme apparût pour opposer à cette vague qui menaçait de nous engloutir, non plus une doctrine, mais des faits contre lesquels tous les sophismes viennent se briser. Comme il est plus facile de nier que d’expliquer, on a tout fait pour jeter le doute dans les esprits ; et ce nouveau chapitre de 1a science expérimentale reste toujours inédit, parce que ceux qui sentent et qui comprennent combien il est menaçant pour leur dogmatisme, 1e déforment à plaisir ; ainsi, pour le grand public, rien n’est éclairci ; et si la question spirite se présente aujourd’hui avec un regain d’actualité, elle n’en reste pas moins incomprise. Tout le monde en parle et personne ne la connaît.
La moquerie est toujours de mise, c’est encore une façon commode d’éviter l’obstacle. Songez donc…. prouver la survie, n’est-ce pas une folie ! Et croire que ceux-là mêmes, qui ont survécu sont venus nous le dire ; qu’une fois privés de leurs organes ils ont emprunté celui d’une personne étrangère... Qu’un musicien, qui a brisé son vio1on, est venu jouer sur l’instrument à côté…. n’est-ce pas comique ?
C’est pourtant cela que quelques-uns connaissent par expérience et que les spirites ont fait accepter par les hommes de science, du moins par ceux qui ont bien voulu s’en occuper sérieusement. Mais il n’est pas facile d’amener un savant à mordre au fruit défendu. Il ne le fait pas sans prendre d’abord quelque précaution oratoire visant à s’attirer l’indulgence, souvent même on commence par jeter le spiritisme par-dessus bord, on se dit métapsychiste. Le métapsychisme devrait être notre linceul, c’est un mot qu’on jette comme un voile sur notre inconvenance : La pudeur scientifique rougirait d’avoir à examiner le fait spirite dans sa nudité.
L’investigation scientifique n’est pas chose facile ni à la portée de tous. Ce qui est facile, c’est de prendre connaissance de ce qui a été obtenu de plus sérieux, soit comme manifestations spontanées, soit comme preuves expérimentales destinées à répondre aux objections des critiques les plus exigeants. La littérature spéciale abonde maintenant en documentation scientifique, c’est à cette source que les néophytes pourront demander leur croyance et non à des séances de hasard, où ils croient qu’on va… « leur montrer ça. »
La connaissance spirite apporte à la morale un appui incontestable. Elle nous montre le but certain de la vie et supprime la crainte de la mort. La croyance au néant supprime aussi la crainte de la mort, mais elle laisse l’homme dans l’ignorance de ses responsabilités. Combien serait plus efficace la connaissance de la survie à une époque comme la nôtre où le suicide justifie tout ; on tue pour satisfaire sa haine, on tue pour se venger, on tue pour s’enrichir. Si on ne réussit pas la mort effacera tout, ça n’a pas d’importance. Mais, ce qui est véritablement affreux, c’est que des parents, décidés au suicide, tuent d’abord leurs enfants. Cela paraît dans les journaux, à la rubrique « Nouvelles en trois lignes. » Ainsi, pour ceux qui agissent avec une pareille inconscience, la mort est un fait derrière lequel il n’y a pas de mystère, ils ignorent même que la question puisse se poser, ils ignorent même le doute, leur foi dans le néant est absolue ; tel est l’état d’âme de la population moyenne, de celle qui a fréquenté l’école.
Pensez-vous que la société ne soit pas responsable d’un pareil état de chose ? Ne serait-il pas mieux qu’on apprenne aux enfants à réfléchir ? Quand la société prend à sa charge l’éducation du peuple, elle pourrait sans toucher aux solutions des grands problèmes, lui enseigner qu’il n’a pas le droit de croire au néant, que la science ne sait même pas ce que c’est que la vie, qu’elle ne sait même pas ce que c’est que la matière, et que dès que l’on veut aller au fond des choses, on ne rencontre plus que le mystère.
Le spiritisme n’en sait pas davantage : il n’a à son actif qu’une constatation empirique : des hommes comme nous, ayant, comme nous, vécu sur la terre sont quelquefois parvenus à se manifester. Tout le reste n’est qu’hypothèses ; seulement, le spiritisme, pour expliquer cela, propose des hypothèses satisfaisantes, là où la science officielle n’apporte que complications et invraisemblances.
Les éducateurs ne se doutent pas de cela ; ils croient très sincèrement que le scepticisme est l’attitude la plus scientifique, que, par la foi au néant, on fait preuve d’une grande force d’âme, et l’on élève les enfants dans cette croyance. Pensez aux résultats, pensez aux conséquences. On peut tout se permettre en cette vie, la mort effacera nos actes comme l’éponge qu’on passe sur les chiffres du tableau noir, c’est l’impunité assurée pour tous les attentats ; on peut tuer ses enfants comme on tue une portée de petits chats, pour leur épargner la peine de vivre, et aussi pour d’autres motifs ; demandez aux infirmières, à ces nobles sages-femmes de la maternité, qui connaissent à fond la question de l’avortement criminel, ce qu’elles pensent sur ce chapitre.
Ne comptez pas sur la protection des lois, c’est le sentiment de la responsabilité qu’il ne faut pas séparer de l’enseignement. L’éducation de la première enfance est une suggestion qui ne s’efface jamais, c’est par la moralisation commencée à l’école qu’il faut préparer la vie saine pour l’homme fait. Si votre enseignement est obligatoire, prenez garde à ce que vous enseignez ; vous n’avez pas le droit de suggestionner du côté du mensonge, ni de pousser l’enfant dans les eaux croupies de l’agnosticisme avant qu’il n’ait acquis la force de penser par lui-même.
Je redoute la neutralité mal apprise, je crains les sectaires tels que celui qui, dernièrement, infligeait un blâme à une institutrice, parce que celle-ci avait prêté le concours de sa jolie voix, pour une œuvre de bienfaisance qui n’était pas suffisamment laïque. La neutralité ainsi entendue ressemble fort à du prosélytisme. La morale ne peut s’appuyer que sur un enseignement spiritualiste et il faut que la morale soit enseignée à l’école.
Le spiritisme pourra exercer son action bienfaisante dans l’ordre social, parce que les faits positifs s’imposent tôt ou tard à ceux qui nous gouvernent et à ceux qui enseignent, et quand ceux-ci seront atteints, les faits positifs, de caractère nettement psychique, ne seront plus exclus du domaine scientifique et l’éducation s’en ressentira nécessairement.
Cette influence se fait déjà sentir dans la philosophie. Les philosophes ne se disent pas spirites ; mais certainement le spiritisme n’est pas étranger aux tendances spiritualistes qui se manifestent actuellement. La force toute puissante des faits qu’ils connaissent, au moins par les travaux des savants qu’ils ne peuvent ignorer, les oblige à réfléchir et ils deviendront nos collaborateurs sans le savoir.
Ils commencent déjà à évoluer dans un sens qui s’accorde avec les théories spirites. Une nouvelle conception se fait jour relativement à la nature de nos pensées, on commence à admettre leur réalité en tant que formes concrètes et leur pouvoir d’action sur la matière. De sorte que la pensée de l’homme deviendrait la chose la plus importante du monde créé. Cette indépendance de la pensée ne permet plus d’admettre qu’elle soit esclave d’une loi purement physique. Dans ces conditions on admettrait que la liberté, que nous sentons en nous de choisir une direction, pourrait avoir la valeur d’un fait expérimental, que la faculté de penser pourrait être indépendante de la matière cérébrale, de sorte qu’il n’est plus du tout impossible que la conscience survive à la destruction du cerveau. Quand les philosophes auront dit cela, il y aura de beaux jours pour le spiritisme, pour lequel on éprouvait tant de répugnance ; un esprit utilisant un organe… c’est l’acte le plus normal, seulement, l’homme est ainsi fait qu’il ne croit pas ce qu’on lui montre, il veut d’abord qu’on le lui explique. Le Spiritisme… on en riait hier, on s’en étonne aujourd’hui, ce sera tout naturel demain.
Le but de ce livre est de justifier le spiritisme contre ceux qui l’accusent encore de mysticisme et du recours au surnaturel. J’entreprends ici de faire appel à la raison contre l’apriorisme de l’opinion vulgaire. Il faut qu’on sache enfin que la grande force du spiritisme est d’avoir poursuivi ses recherches à l’écart du mysticisme, d’avoir placé le problème de la vie future sur le terrain expérimental et d’avoir pris pour juges des hommes de science qui, MAINTENANT, déclarent que la preuve est faite.
C’est cette preuve que nous voudrions mettre à la portée de tous. Nous n’avons traité, dans les premiers chapitres, que les questions préliminaires : rapport de l’âme et du corps, coup d’œil sur nos origines, considération sur les moyens ordinaires employés par la Nature, jeu moral des évolutions, logique des réincarnations. Nous parlerons ensuite des moyens de communication spirites et des expériences extrêmement compliquées par lesquelles on a pu établir, et mettre hors de contestation possible, la personnalité des communicants.
Nous prétendons pouvoir affirmer que la croyance à la survie repose, aujourd’hui, sur des connaissances certaines ; si elle dirige l’humanité vers un idéal plus élevé, ce n’est pas une raison pour accuser de mysticisme une philosophie fermement appuyée sur des preuves expérimentales. Le spiritisme est une chose sérieuse qui a, derrière lui, un passé de longues épreuves et une documentation formidable. Il a eu ses explorateurs, ses historiens, ses exégètes et ses philosophes, encore en petit nombre, mais qu’on n’a jamais pu réfuter. Nous espérons qu’ils trouveront des continuateurs dans la génération qui s’élève ; mais qu’ils se gardent de tout enthousiasme, qu’ils n’oublient pas que le spiritisme s’est frayé un chemin parmi les épines. Le néophyte doit s’attendre à rencontrer ce qui fait toujours obstacle aux vérités nouvelles, l’opposition, l’indifférence, l’incrédulité, les sarcasmes et la mauvaise foi. Nous leur rappelons que les hommes, qui sont l’honneur de la science, y ont consacré une vie entière, et ont observé pendant vingt ans et plus avant de se déclarer satisfaits des preuves.
D’autres, plus heureux, ont obtenu des manifestations spontanées de nature à faire leur conviction immédiate, ce sont des exceptions, il s’agit là de manifestations favorisées par des circonstances souvent tragiques, par des affinités spirituelles ou des affections profondes ; dans les séances expérimentales, chacun apporte ses influences, bonnes ou contraires, on se donne souvent une peine inutile. Une recherche basée sur la simple curiosité, la présence de snobs, qui n’assistent que dans l’espoir de poser des questions ou plutôt, des objections pseudo-scientifiques, n’attireront jamais une collaboration de l’au-delà ; les séances nulles tiennent aux mauvaises dispositions, au défaut de la sympathie qui est absolument nécessaire et c’est le cas malheureusement trop fréquent. Là où il n’y a pas un poste récepteur il ne faut pas s’attendre à une communication, il faut un puissant motif pour attirer les esprits sérieux, l’au-delà ne reçoit pas à guichets ouverts. Celui qui prétendra se faire ouvrir les portes sans n’avoir rien étudié, sans avoir été amené là par l’amour le plus pur de la vérité et les plus nobles intentions, frappera en vain ; il peut se comparer à un homme qui se présente à la banque avec un chèque sans provision." Léon Chevreuil - Le spiritisme incompris.
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"A ce dont l'esprit se contente, on mesure l'étendue de sa perte" Hegel
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